Les Équipes Notre Dame célèbrent les 70 ans de la Charte du Mouvement

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Comme le veut la tradition, les membres des Equipes Notre Dame du Secteur Niger se sont retrouvés à la Cathédrale de Niamey ce vendredi 8 décembre, à 19 heures, pour célébrer leur fête. Cette année, la fête avait un caché particulier car elle marquait les 70 ans de la promulgation de la Charte du mouvement. « La Charte est pour les END ce qu’est la Constitution pour tout pays, c’est-à-dire le fondement », ont déclaré Sara et Robert TEVI, Responsable Secteur Niger des Equipes Notre Dame, depuis cette année, pour une durée de 3 ans non renouvelable.

Rappelant l’origine de cette Charte, ils ont fait savoir que « le père Henri CAFFAREL et 4 couples chrétiens, après sa création en 1939, ont jugé utile de cadrer le mouvement en le dotant de quelques règles pour un bon fonctionnement et afin de rester toujours dans l’idée originelle des END. » Pour donc marquer cet événement, le mouvement a organisé un triduum (trois jours de prière) animé par les couples dans les différentes paroisses et qui s’est achevé par la messe du vendredi soir. A l’occasion, les couples ont renouvelé leur engagement dans le mouvement.

Venus de toutes les paroisses de Niamey, les couples du mouvement se sont retrouvés autour de l’Archevêque de Niamey pour rendre grâce à Dieu pour ce mouvement qu’il a à fait naître au sein de l’Eglise afin de permettre aux couples qui en font partie de vivre pleinement le sacrement de leur mariage, mais aussi, pour tous les bienfaits de Dieu réalisés dans la vie des familles chrétiennes.

Dans son homélie, Mgr Laurent a d’abord souhaité une bonne fête aux Equipes Notre Dame, avant de souligner que « la solennité de l’Immaculée conception de la Vierge Marie que nous célébrons en ce jour nous rappelle qu’en tant qu’hommes créés à l’image et à la ressemblance de Dieu, nous devons tendre sans cesse vers la sainteté et rester toujours disponibles à la grâce et à la volonté de Dieu qui est l’Auteur et le Maître de notre vie. » « Pour nous, a-t-il ajouté, Marie est modèle de sainteté, de disponibilité et d’obéissance totale à Dieu. » Puis, l’Archevêque a dit ceci : « Aujourd’hui plus qu’hier, nos couples, nos familles, nos communautés sont confrontés à de nombreux défis : pauvreté, égoïsme, infidélité, solitude, insuffisance de confiance mutuelle, difficulté à assumer convenablement ses responsabilités en tant que parent, crise d’éducation des enfants, influence des moyens de communication. A tout cela, il convient d’ajouter un grand fléau qui ronge beaucoup de familles : la difficulté à s’asseoir ensemble, à manger ensemble, et à dialoguer en toute vérité. » Et, s’appuyant sur l’exhortation apostolique Amoris Laetitia, il a rappelé que « La famille est le reflet vivant de la communion d’amour entre les trois Personnes divines : le Père, le Fils et l’Esprit Saint. », avant d’inviter les couples au dialogue qui valorise et promeut l’autre.

Notons que les END sont un Mouvement de spiritualité conjugale. Elles sont là comme cadre d’entraide fraternelle pour un mieux vivre des couples qui les composent. Tout cela, sous le regard du Christ que les couples matérialisent lors de leurs rencontres par la présence d’un prêtre qu’ils appellent Père Conseiller spirituel. Pour y adhérer, il faut être un couple chrétien, homme et femme, mariés à l’Eglise et décidés à se laisser guider par le Christ dans un partage franc avec les autres couples de l’équipe. Selon Robert TEVI, ce mouvement est « une grâce pour nous, car elles veulent nous aider à tendre vers la sainteté, en nous offrant ce cadre-là, en inspirant le père Caffarel et ces jeunes couples qui ont créé le mouvement. Pour nous, tous les couples mariés à l’Eglise devraient faire partie de ce mouvement, car c’est un cadre pour vivre notre sacrement de mariage jusqu’au bout, jusqu’au soir de notre vie. » C’est pourquoi, a-t-il dit, « nous avons intégré les END il y a de cela plusieurs années. » Robert et Sara témoignent aussi que « END est une deuxième catéchèse pour les couples chrétiens. Un mouvement qui nous offre un cadre pour mieux vivre les engagements de notre baptême. Pour notre couple, cela nous apprend à voir, à penser, à faire les choses ensemble, mari et femme. Ce mouvement nous apprend aussi à faire taire le « moi » égoïste qui divise souvent les foyers, pour un « nous » constructif, en vue d’un mieux-vivre du foyer. »

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