Les leaders religieux chrétiens mobilisés pour barrer la route à Ebola PDF  Array Imprimer Array  Envoyer

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Les prêtres de l'Archidiocèse de Niamey et les pasteurs des Églises évangéliques (réunis en Association des Missions Evangéliques du Niger – AMEN) ont participé à une rencontre d'informations sur l'épidémie à virus Ebola, dans la matinée du mercredi 12 novembre 2014. Initiée par le Ministère de la Santé Publique, en partenariat avec l'OMS et l'UNICEF, la rencontre, qui a eu lieu dans la salle de réunion dudit ministère, visait à impliquer les leaders religieux dans la riposte contre Ebola, au Niger.

 

 La rencontre a commencé à 9 heures (heure locale) par une prière dite par Monseigneur Michel Cartatéguy, Administrateur Apostolique de Niamey. Puis, prenant la parole, le ministre nigérien de la Santé Publique, Mano Aghali, présidant la rencontre, a souhaité la bienvenue à tous, avant de donner quelques informations sur l'épidémie. « C'est le 28 mars 2014 que l'OMS nous a officiellement saisis, pour nous informer de l'apparition du virus Ebola en pays frère de Guinée (Conakry) », a-t-il dit. Face à cela, les autorités nigériennes ont tout de suite convoqué le comité national de gestion des épidémies. Ce comité, a-t-il fait savoir, a élaboré un plan d'urgence pour combattre l'épidémie avant, pendant et après son apparition.

« A l'heure actuelle, le Niger n'a enregistré aucun cas d'Ebola », a déclaré M. Mano Aghali. Toutefois, il a invité chacun et tous à la vigilance. Selon lui, la vigilance passe par la prévention. Eviter de toucher les animaux de brousse malades ou morts, éviter de toucher la viande de brousse, se laver les mains régulièrement à l'eau propre et au savon, éviter de manipuler les corps des personnes décédées d'Ebola, se rendre au plus vite dans les centres de soins, lorsqu'on sent des signes tels qu'une fièvre forte, les violents maux de tête, la grande fatigue, etc., sont là quelques réflexes que chacun doit avoir, a indiqué le ministre. Pour lui, il est important que chaque citoyen mette du sien pour combattre Ebola. C'est pourquoi, a-t-il souligné, il est nécessaire que les leaders religieux s'impliquent dans la prévention, en sensibilisant leurs communautés. En effet, ils ont la charge de communautés qui ont leurs rites; des rites qui, souvent, exigent un contact corporel. On peut citer entre autres, les enterrements. Sur ce point justement, le ministre de la Santé Publique et son équipe technique, ont demandé aux prêtres et aux pasteurs de réfléchir à la manière de procéder désormais aux enterrements. L'objectif étant d'éviter le contact avec le corps, au cas où la personne aurait succombé à la maladie à virus Ebola.

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Les leaders religieux, prêts à sauver la vie des populations nigériennes

Répondant au ministre, les leaders religieux l'ont remercié de les avoir associés à ce combat pour la vie. Leur mission principale est d'œuvrer pour le salut de tout l'homme et de tout homme. Aussi, ont-ils tenu à le rassurer de leur soutien indéfectible pour promouvoir la vie des populations du Niger, en sensibilisant leurs communautés respectives. Dans ce sens, Monseigneur Michel Cartatéguy a réaffirmé l'engagement de l'Eglise catholique au Niger à participer à la riposte contre Ebola, aux côtés des autorités nigériennes, à travers des mesures préventives qui seront déterminées prochainement par tous (évêques, prêtres, laïcs). Cela vient conforter la décision prise par les membres des équipes du service évangélique des malades (SEM), le 2 novembre dernier, de mener une campagne de sensibilisation contre Ebola.

Saisissant l'occasion, les techniciens du ministère et de l'Unicef ont rappelé qu'Ebola est une maladie grave, souvent mortelle, dont le germe se trouve chez les animaux de brousse, notamment : la chauve souris, le singe, le porc-épic, l'antilope. Le virus se transmet essentiellement d'une personne malade à une autre par le contact avec les liquides et les contacts corporels d'un malade (vomissures, urines, selle, salive, sueur, sang, larmes, sécrétions vaginales, sperme). Selon le dernier bilan de l'OMS, en novembre 2014, l'Afrique a enregistré 13 595 cas, dont, malheureusement, plus de 5 000 décès. Depuis l'apparition de ce fléau dans les autres pays frères, le Niger a pris les dispositions suivantes : surveillance épidémiologique au niveau des points d'entrée (frontières terrestres, gares, aéroports), renforcement du contrôle sanitaire de la viande (importée) des animaux sauvages en provenance des zones affectées, formation du personnel soignant, sensibilisation des populations, etc. Objectif : mobiliser tout le monde pour barrer la route à Ebola !

 
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