Niamey : les églises brûlées en reconstruction PDF  Array Imprimer Array  Envoyer

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Il est 10 heures du matin, ce jeudi. Nous sommes à la paroisse saint Gabriel de Niamey. Dehors, la vie bat déjà son plein. Chacun vaque à ses occupations. Des taxis roulent à la quête d'un client, laissant entendre leur klaxon, tout comme les véhicules privés et les motos passant dans les environs. A l'intérieur de la paroisse, le bruit assourdissant des coups de marteaux sur le mur, mêlé aux éclats de rire, ne laissent guère indifférent. Malgré le soleil de plomb, les ouvriers travaillent dans une ambiance de courage, de joie et d'ardeur. Ce travail nécessitant quelques énergies, les braves ouvriers se stimulent mutuellement dans un concert de rires.

 

Après avoir échangé quelques mots de salutations avec les ouvriers bien acquis à la tâche, nous entamons une conversation avec le curé de la paroisse, père Paul Sandwidi, qui nous accueille dans une ambiance plutôt détendue, joyeuse et fraternelle. « Les travaux ont commencé après Pâques », nous apprend-t-il. Selon lui, « pour le moment, les travaux consistent à : rehausser le niveau du mur de la paroisse pour des raisons sécuritaires, reconstruire la sacristie et les bureaux des prêtres, replacer les fenêtres, meubler l'église, réinstaller le système d'eau et d'électricité, construire une salle pour le service des migrants au centre social. » La paroisse prévoit également, réfectionner le plafond et réinstaller des nouveaux ventilateurs, modifier et réfectionner la maison du gardien pour y construire un bureau pour le curé, ainsi qu'un magasin pour la liturgie et une salle des archives. Quant à la sonorisation de l'Eglise, elle sera réinstallée plus tard. Par ailleurs, le curé a indiqué que jusqu'à présent, la messe est célébrée dans l'église et ce, malgré les travaux. Cela, à cause de nombre sans cesse croissant de fidèles depuis les événements douloureux des 16 et 17 janvier 2015. Une extension de l'église est aussi prévue. De là, nous nous sommes rendus dans d'autres paroisses pour constater l'avancement des travaux. Le constat est plutôt satisfaisant.

 

 

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A la paroisse saint Paul de Niamey aussi, les travaux de reconstruction ont commencé. Les ouvriers s'attèlent à transformer l'ancienne salle de réunion brûlée en une chapelle et à rehausser le niveau de la clôture de l'église, toujours pour des raisons sécuritaires. A la paroisse saint Augustin, l'heure est d'abord à la réfection du toit de l'église. Et, à saint Joseph, plusieurs réalisations ont été faites : installation du plafond et des carreaux de l'église, de l'eau et de l'électricité. Et, les portes et les fenêtres seront bientôt placées. A la paroisse sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus de Banifandou, les travaux avancent également. Le plafond, les portes et fenêtres sont placés. Actuellement, les ouvriers sont entrain de replacer les carreaux arrachés, dans l'église.

Pour réaliser ces travaux, les paroisses ont reçu de l'argent de l'Archevêché, mais aussi, des aides financières et d'autres types d'aides de la part des fidèles des paroisses. Selon le père Paul Sandwidi, « la générosité des fidèles est bien visible ». Comme les autres prêtres, il se réjouit beaucoup de l'aide apportée par les amis et partenaires de l'Eglise au Niger pour leur réaction rapide à l'appel de notre église. « Aujourd'hui, a-t-il affirmé, nous arrivons à réaliser ces travaux de reconstruction grâce à leur générosité et à leur aide ». Et de poursuivre : « nous avons encore besoin d'eux, car il reste encore beaucoup à faire pour achever ces travaux. » « Merci à tous ceux qui nous aident ici comme ailleurs », conclut le père Lawali, vicaire de la paroisse saint Joseph.

 
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